Salut les Tatwas,
Il y a des rencontres qui vous remettent les pieds sur terre en une fraction de seconde. Des moments où vous réalisez que tout ce que vous pensiez savoir n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan de la connaissance.
La mienne s’appelle Alexander.
Et aujourd’hui, presque 10 ans plus tard, je mesure encore la profondeur de ce qu’il m’a enseigné ce jour-là dans notre clinique de Cali.
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La rencontre qui change tout
Cali, octobre 2014. Ça fait deux mois que je suis arrivé en Colombie, tout fier de mes diplômes européens accrochés au mur de ma consultation.
Ce jour-là, Alexander pousse la porte de notre clinique.
La première chose qui me frappe, c’est sa prestance. Ce jeune homme – il devait avoir dans les 35 ans – se tenait droit, calme, avec cette assurance tranquille que je n’avais vue que chez les vieux sages.
Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est sa capacité d’écoute. En quelques minutes de conversation, il arrivait à cerner l’essentiel, comme s’il lisait dans l’invisible. Il posait des questions qui allaient directement au cœur des choses, dépassant complètement mon analyse habituelle.
“Toi, Laurent,” me dit-il dans sa langue teintée de sagesse ancestrale, “comment tu reçois tes patients, et que fais-tu avec eux ?”
Alors moi, tout content, je me lance dans l’explication de ma kinésiologie, ma médecine quantique, mes techniques européennes à la pointe de la technologie ...
Il m’écoute avec ce petit sourire bienveillant, et puis il lâche une métaphore qui va me hanter pendant des mois.
Celle du rideau de fumée.
“Tu sais, Laurent, ce que nous percevons à première vue n’est qu’une infime portion de la réalité. C’est comme si nous regardions un rideau de fumée.”
Il continue : “Ta perception mentale, c’est juste un centre réduit de cette perception. Mais quand tu apprends à rentrer dans ton corps, à vraiment ressentir, à embrasser l’autre, à demander l’aide de nos ancêtres ... là tu accèdes à beaucoup plus.”
Et là, la lumière. L’ampoule s’allume dans mon esprit.
Ce jeune homme de 35 ans venait de me faire comprendre, avec une métaphore simple, que toute ma formation occidentale ne m’avait donné accès qu’à une fraction ridiculement petite de la réalité thérapeutique.
Parfois, ça fait. Surtout quand on réalise que penser comprendre l’autre était complètement utopique.
Bruce Lee avait tout compris

Vous connaissez cette phrase de Bruce Lee : “Soyez comme l’eau. Soyez sans forme, absorbez tout et rejetez ce qui vous est inutile “ ?
En écoutant Alexander, j’ai compris qu’elle s’appliquait parfaitement à la guérison.
Penser comprendre l’autre, c’est déjà prendre une direction et éliminer toutes les autres possibilités. C’est comme l’effondrement de la fonction d’onde en physique quantique : dès qu’on observe, un élément s’instancie et tous les autres disparaissent.
Mais être neutre – ou nouveau à chaque réalité – ça change tout.
C’est avoir ces yeux d’enfant qui découvrent pour la première fois quelque chose, sans jugement. Et de ce point de départ, on peut partir en exploration vers des directions complètement différentes de celles qui sont habituellement prises.
La médecine quantique nous apprend d’ailleurs à désactiver nos centres de réceptions limitants. Vous savez que notre hémisphère limitant ne traite que 2’000 bits d’informations par minute ? Alors que notre hémisphère illimité peut traiter 2 millions de bits par seconde.
Et que le cœur... lui traite 5’000 fois plus !
Imaginez un peu la différence d’information accessible quand on sort de notre mode linéaire binaire limitant habituel.
Le vrai guérisseur selon les Sionas
Alexander fait partie du peuple Siona, une communauté ancestrale du sud de la Colombie qui considère le Yagé (l’Ayahuasca) comme leur boisson sacrée et leur meilleure école de sagesse.
Et selon leur tradition millénaire, le vrai rôle du guérisseur, c’est celui qui révèle, qui éveille, qui guide et accompagne vers l’autonomie.
Jamais celui qui prend le pouvoir sur l’autre.
La différence fondamentale entre les 2 approches ? Prendre le pouvoir, c’est dire quoi faire. Montrer la voie, c’est faire prendre conscience à la personne de son propre pouvoir.
Comme tous les enseignements des peuples premiers, ceux-ci se transmettent à travers des contes et des métaphores. Les Sionas m’ont partagé les pièges à éviter dans cette pratique, tels que :
· Penser qu’on a compris
· Donner son avis
Diriger la personne
Au lieu de cela, leur approche consiste à créer un espace sacré où la personne peut se reconnecter à sa propre sagesse intérieure.
Exactement comme ce qu’Alexander était en train de faire avec moi à ce moment-là.
Caapi & Chagropanga : les maîtresses de la présence
C’est Alexander qui m’a fait découvrir les propriétés extraordinaires de la Caapi et de la Chagropanga.
La Caapi (Banisteriopsis Caapi) permet d’être présent à soi, c’est elle qui réalise la guérison au niveau cellulaire. C’est la partie masculine qui donne la direction et permet de mettre en place les actions pour aller vers la transformation.
La Chagropanga (Diplopterys Cabrerana) révèle ce qui nous freine ou nous bloque, elle nous permet d’explorer notre part subconscience, où se trouvent tous les programmes et croyances limitantes. Elle nous montre à travers l’élargissement de la conscience, ou un système onirique amplifié, pourquoi nous sommes en train de vivre ce que nous vivons, à travers des visions, des métaphores. Elle nous permet, à travers cette exploration du subconscient, de réaliser ces prises de conscience qui nous permettent de comprendre ce qui nous dessert.
Je me rappelle encore de cette rencontre, un peu comme si c’était hier. Et avec le temps, les liens se sont renforcés, nos familles se sont rencontrées, nous avons partagé bien au-delà de ces savoirs ancestraux.
La technique révolutionnaire
Cette rencontre avec Alexander a complètement transformé ma TECHNIQUE thérapeutique.
Il m’a enseigné quelque chose de concret : comment passer de 2’000 bits d’information par minute (notre mode mental habituel) à des milliards de bits par seconde (quand on se connecte au cœur).
Voici le protocole qu’il m’a transmis :
Étape 1 : Désactiver les centres limitants Avant chaque consultation, je prends 30 secondes pour “éteindre” mon mode d’analyse mentale. Exactement comme en médecine quantique quand on désactive les réceptions limitantes.
Étape 2 : Activer l’état de présence à l’autre et à soi Je me mets dans cet état de connexion à l’autre et à moi, à mes perceptions extra sensorielles, pour ne faire plus qu’un avec l’autre. Et chose importante, je fais le vide, je me vide de tout jugement, d’interprétation ou d’historique de ce patient, un peu comme si c’était la première fois que je le voyais, sans aucune grille de lecture préconçue.
Étape 3 : Expansion des sens Au lieu d’écouter avec mes oreilles, je “ressens” avec tout mon corps. Au lieu de regarder avec mes yeux, je perçois avec mon cœur. C’est ce qu’Alexander appelle “embrasser l’autre”.
Un exercice que j’ai appris avec un ami qui est cher à mon cœur, pour développer ces perceptions, a été celui de me rendre dans une rivière, d’y mettre les pieds dedans et de me mettre dans un état de méditation où je devais à la fois :
Écouter
Entendre
Et percevoir
La différence dans ma pratique a été saisissante :
Avant, je posais des questions logiques : “Depuis quand avez-vous mal ?” “Où exactement ?” “Qu’avez-vous essayé ?”
Maintenant, des intuitions émergent naturellement, avec les plantes qui m’accompagnent et qui viennent me rendre visite avec les patients qui passent le seuil de mon cabinet.
Cela me permet de poser des questions bien plus spécifiques.
Et ça marche.
Ce n’est pas de la magie. Ce n’est que de l’entraînement.
Alexander, les Sionas et nos essences florales
Mais voici le plus extraordinaire dans cette histoire :
Alexander et sa communauté Siona utilisent nos essences florales dans leur pratique !
Alexander et sa communauté utilisent les essences florales que nous avons créées chez Tatwa et les recommandent aux participants de leurs cérémonies ancestrales, quand celles-ci se terminent. Lorsque ceux qui dirigent la cérémonie considèrent que le ou les participants ont besoin d’aller plus en profondeur, alors ils leur recommandent des essences florales que nous avons créées !
Extraordinaire, non ?!
Quand nous avons appris ça, nous avons été à la fois surpris et tellement fiers.
Imaginez : des peuples premiers, détenteurs d’une sagesse millénaire, qui approuvent, valident et utilisent notre travail qui se vouait exploratoire et destiné au monde occidental !
Ça a été pour nous un grand honneur que cette validation extraordinaire et cet accompagnement dans la réalisation de nos essences florales.
C’est lui qui nous a enseigné que la Caapi permettait d’accéder à cet état de présence totale à soi, et que la Chagropanga révélait les blocages inconscients.
Mais surtout, ces deux plantes amplifient naturellement cette capacité de perception élargie et de compréhension au-delà des rideaux de fumée.
Ensemble, elles créent cette expansion perceptuelle que les Sionas maîtrisent depuis l’enfance.
C’est pourquoi Alexander et sa communauté les utilisent en complément de nos essences florales : ils savent que ces plantes maîtresses préparent le terrain.

Cette validation des peuples premiers, c’est notre plus beau diplôme.
La leçon d’Alexander pour vous
Ce qu’Alexander m’a transmis, au-delà de ces enseignements, c’est une manière révolutionnaire de percevoir la réalité.
C’est cette relation à la nature, cet émerveillement pour chaque chose, cette présence à soi, à l’autre, à l’environnement avec ces yeux d’enfants. C’est en sortant du jugement et en donnant l’opportunité à l’invisible de se manifester que la magie opère.
Ce qui vous attend la semaine prochaine … je ne sais pas. J’ai envie de vous partager tellement de choses, on verra ce qui viendra.
En attendant, j’ai envie de vous souhaiter une belle semaine, j’espère que celle-ci sera à la hauteur de ce que vous espérez.
Et rappelez-vous, plus on a d’attentes, plus on risque d’être déçus, alors pratiquez le lâcher prise, ça fait du bien.
Prenez soin de vous les Tatwas,
Laurent Jwikunari☀️
