Salut les Tatwas,
Je vous écris depuis la Colombie.
Et je vais être honnête avec vous dès les premières lignes : ce n’est pas l’article le plus drôle que j’ai écrit.
Parce que là, aujourd’hui, je vis quelque chose de douloureux.
Je viens de retrouver mon fils après six mois de séparation physique.
Six mois. C’est long. C’est interminable. Et en même temps, c’est là que tout commence, ça a une fin.
Tout a une fin.
Même ce qui semble interminable.
Mon fils est mon soleil

Il y a une image qui m’accompagne depuis que je suis père.
Mon fils, c’est mon soleil. Qu’il soit content de me voir, fâché, qu’il ait envie de me parler, ou non.
Car le soleil, il brille toujours. Même quand les nuages sont là. Même quand on ne le voit pas. Même quand la tempête fait rage et que le ciel est d’un gris épais et lourd.
Il est là. Derrière. Permanent. Inébranlable.
Quoi qu’il fasse, quelle que soit la situation.
Cet amour-là, il me porte en tant que père. Il me donne des ailes, de la force, de la motivation quand cela devient difficile. Je vous dirai que quand je n’avais pas d’enfant, je puisais ma force ailleurs. Mais là, c’est une ressource supplémentaire, qui donne encore okus de sens à ce qui est.
Cet amour il est intemporel, car il va au-delà de la vie, c’est une énergie et une fréquence, qui quand activée, génère, tout comme le soleil.
Pour le reste, il y a une loi que les anciens connaissaient bien avant nous.
La loi du changement permanent.
Ce que le Tao sait depuis toujours
Le Tao Te Ching, ce texte ancestral chinois vieux de 2500 ans, ne formule pas une « loi de l’impermanence » comme une règle froide et abstraite.
Il décrit quelque chose de bien plus vivant.
Il dit que tout est en transformation. Que ce qui est plein se vide. Que ce qui monte redescend. Que ce qui est rigide finit par se briser, tandis que ce qui est souple perdure.
Et surtout, c’est là où ça me parle profondément, il dit que résister au changement crée de la souffrance. Et que s’accorder avec lui mène à l’harmonie.
Wu wei. Le non-agir. Pas la passivité. Plutôt l’intelligence de s’aligner avec ce qui est, au lieu de lutter contre.
Ces six mois de séparation d’avec mon fils, j’aurais pu les vivre dans la résistance totale. Dans la colère. Dans l’amertume.
J’essaye, du mieux que je peux, et ce n’est pas le cas tous les jours, je vous rassure. Certains jours c’était moins évident, et malgré ça j’ai choisi de m’accorder avec ce qui était.
Et quelque chose d’inattendu s’est produit.
Les schémas qui se répètent
En prenant de la distance sur ce que je vivais, j’ai commencé à voir quelque chose.
Des répétitions.
Des situations qui se ressemblent. Des résonances. Des patterns que je reconnaissais, sous des formes différentes, dans des contextes différents, mais qui portaient la même empreinte vibratoire.
Et là, i l y a quelque chose d’important que j’ai à cœur de partager.
Ce n’est pas un hasard si les mêmes schémas reviennent.
Voici ce que la science nous dit, et ce que les traditions ancestrales savaient bien avant elle.
Chaque expérience douloureuse non intégrée laisse une empreinte dans nos cellules. Pas métaphoriquement. Littéralement. La cellule stocke le trauma, l’émotion non traversée, la croyance qui s’est installée dans le moment de choc. Elle le grave dans sa mémoire comme une information de survie : “attention, danger, souviens-toi.”
Et tant que cette empreinte est là, la cellule continue à vibrer à cette fréquence-là.
Et une cellule qui vibre à une certaine fréquence, attire à elle ce qui vibre à la même fréquence.
C’est ce qu’on appelle la résonance vibratoire. Les photons, les quarks, l’infiniment petit qui organise l’infiniment grand, tout obéit à cette loi. Ce n’est pas de la métaphysique. C’est de la physique quantique.
Ce que ça signifie concrètement ?
Tant qu’on n’a pas libéré la mémoire cellulaire, tant qu’on n’a pas changé la fréquence à la source, on continue d’attirer les mêmes situations. Les mêmes douleurs. Les mêmes répétitions. Parfois avec des visages différents, des contextes différents, des détails différents.
La source est taquine et s’amuse avec nous, pas pour nous punir, Pour nous montrer ce qui attend encore d’être libéré.
Et peut-être aussi pour nous montrer que si nous prenions la vie comme quelque chose de moins sérieux, avec des yeux d’enfants, tout deviendrait plus facile.
C’est pour ça que le travail de transformation ne peut pas rester en surface. On peut gérer les symptômes, adapter les comportements, changer d’environnement. Mais si la cellule n’a pas reçu une nouvelle information vibratoire, elle continuera à émettre l’ancienne fréquence.
Et l’ancienne fréquence continuera à organiser le champ d’expérience.
Rien n’est permanent. Pas même la douleur.
Ces six mois m’ont enseigné quelque chose que je savais intellectuellement depuis longtemps, mais que j’avais besoin d’intégrer dans ma chair.
La douleur passe.
Pas en la niant. Pas en faisant semblant qu’elle n’est pas là. Pas en se forçant à sourire.
Mais en l’accueillant. En la laissant traverser. En lui disant : “je te vois, tu es là, et tu as le droit d’être là.”
Et puis, doucement, elle passe.
Parce que rien n’est permanent.
Ni la joie. Ni la douleur. Pas même les situations qui semblent figées pour l’éternité.
Tout coule. Tout se transforme. C’est la nature profonde de la vie.
Et c’est précisément là que le Tao et la physique quantique se rejoignent d’une façon qui me fascine depuis des années : ce que les sages taoïstes décrivaient avec des métaphores poétiques, l’eau qui coule, l’impermanence et la transformation, la physique moderne le confirme avec des équations.
Rien ne repose. Tout vibre. Tout change.
Et le plus beau dans tout ça ?

Mon fils est là. Devant moi. Il rit.
Et le soleil brille.
Ce qui m’a accompagné dans cette période
[Et me revoilà avec un petit aparté, pour ceux qui vivent des périodes difficiles, des séparations, des douleurs qui semblent interminables]
Il y a deux essences florales que j’ai utilisées intensément ces derniers mois.
La première, c’est la Dhatura.
Elle m’a accompagné dans ce travail de lâcher-prise profond. Apprendre à ne pas résister. Prendre de la hauteur. Accepter que certaines choses nous dépassent et que c’est précisément là que réside notre force. Elle aide à relâcher ce qu’on retient encore malgré soi, les peurs enfouies, la tristesse qui pèse, le sentiment d’injustice qu’on porte sans s’en rendre compte, et crée de l’espace là où il n’y en avait plus.
La Dhatura c’est l’archétype du roseau : on plie sous les épreuves sans jamais casser, on se laisse bercer malgré tout au gré du vent.
Dans cet espace, quelque chose de nouveau peut entrer.
La deuxième, c’est la Canapa.
Celle-là, je l’aime particulièrement pour ce qu’elle fait après le lâcher-prise. Elle invite à la gratitude. À savourer ce qui est déjà là, au lieu de toujours courir vers ce qui manque. À recevoir. À célébrer, même les petites choses. À sortir du “jamais assez” pour entrer dans le “déjà beaucoup.”
Mais surtout, c’est là où elle rejoint directement ce que je vous explique sur la mémoire cellulaire, la Canapa aide à installer une nouvelle fréquence. Celle de la gratitude. Celle de l’abondance du moment présent. Celle qui dit aux cellules : “il y a de la vie ici, il y a de la joie ici, il y a de la lumière ici.”
Parce que j’ai 2 manières de voir mon expérience :
- À travers le manque
- À travers ce qui a déjà existé
Et personnellement, je choisis la 2ème option, car je considère que rien ne m’est dû, et que ce que j’ai vécu jusqu’à maintenant, j’ai eu la chance de le vivre, de l’expérimenter, de le vivre, de le toucher. Cet amour qui, certes m’a fait connaître cette douleur, et qui, grâce à cette douleur m’a permis de mesurer la dimension de ce que je vivais. 1 jour, c’est déjà un cadeau, alors imaginez toutes ces années qui se sont déjà écoulées ! Pour chaque nouveau jour qui émerge, c’est du bonus.
Et les cellules, elles enregistrent ça aussi.
Ensemble, Dhatura et Canapa préparent à ce passage de la mort à la vie. Du deuil à la renaissance. De la résistance à l’accueil. De l’ancienne fréquence à la nouvelle. Ce qui nous permet de traverser en étant en union avec ce qui est.
Et finalement c’est un peu ce que nous vivons chaque jour, ce moment de la journée où on peut soit se mettre en résistance en se disant je n’ai pas fait ça, j’aurais dû faire ceci, ou être dans l’accueil en se disant que j’ai fait ce que j’ai pu avec l’énergie et la force que j’avais à disposition aujourd’hui.
[fin du petit aparté]
La seule chose intemporelle
Alors voilà ce que je retiens de ces six mois.
Tout passe.
Les situations douloureuses. Les séparations. Les périodes où on se demande quand ça va s’arrêter.
Tout passe.
Mais il y a une chose qui, elle, ne passe pas.
L’amour. Et la vie, celle qui va au-delà de notre corps physique.
Pas l’amour romantique, pas l’amour conditionnel, pas celui qui dépend des circonstances.
Cet amour-là. Celui qui brille derrière les nuages même quand on ne le voit plus. Celui qu’on porte pour les êtres qui comptent vraiment. Celui qui est là, permanent, inaltérable, quoi qu’il arrive.
Le soleil ne s’éteint pas, il n’est pas mauvais, malgré ce qu’on veut nous faire croire.
Il donne la vie, quelle que soit notre disposition et notre humeur.
Il n’attend même pas que les nuages passent pour remplir sa fonction.
Et les nuages, ils passent toujours.
Alors si vous traversez en ce moment quelque chose qui vous semble interminable, une séparation, un deuil, une situation bloquée, une douleur qui s’accroche, je vous invite à vous poser cette question simple, juste pour vous, avec votre cœur :
Est-ce que je résiste à ce qui est ?
Ou est-ce que je m’y accorde ?
La réponse pourrait changer beaucoup de choses.

"Et vous, quel est le schéma qui se répète dans votre vie en ce moment et que vous commencez à reconnaître ? Je lis tous vos messages."
Prenez soin de vous les Tatwas,
Laurent ☀️
P.S. : Mon fils m’a regardé ce matin avec ce sourire qui fait fondre n’importe quel parent. Et dans ce regard, j’ai eu la confirmation de tout ce que je vous ai écrit ici. Certaines choses valent plus que la douleur de l’attente. Et même s’il est difficile d’y croire parfois. Même derrière les nuages.
