Salut les Tatwas,
C’est une question qu’on me pose souvent, au cabinet, en message privé, ou après une conférence : « Laurent, comment je sais si je suis prêt pour l’ayahuasca ? »
Aujourd’hui dans cette newsletter j’ai envie d’être honnête avec vous, et de ne pas vous donner une réponse toute faite qui serait peut-être celle que vous attendez.
Parce que la vérité, c’est qu’on ne sait jamais vraiment.
Ma première fois : la chance du débutant
Je vous ai déjà raconté ma première rencontre avec le Yagé, chez Victor, dans les Andes. J’y étais allé un peu naïvement, sans trop savoir ce que c’était, presque porté par les événements plus que par la compréhension de ce que j’étais sur le point de réaliser.
Et cette première fois-là a été douce.
Subtile.
J’ai vu des fractales, entendu des sons, croisé une abuela que je n’ai pas eu envie de regarder (vous vous souvenez peut-être de cet épisode du 18 mars, Ma rencontre avec la Médecine). Mais dans l’ensemble, ça a été une expérience « chanceuse ».
J’aurais pu en conclure que j’avais compris la médecine. Ou que celle-ci m’avait accepté, ou que je maitrisais. Que je savais gérer en gros, que j’étais prêt.
Grave erreur. Ca n’avait rien à voir.
Ma deuxième fois : la panthère et le sol
La deuxième cérémonie, dans des conditions qui n’étaient pas forcément les plus adaptées, puisque notamment réalisée en ville et non dans la nature, ça a été une tout autre histoire.
Autour de moi, plusieurs participants ont commencé à quitter la pièce, dépassés. Et moi, avec mon petit air fier du style je connais j’ai déjà fait, je me suis dit : « tranquille, moi ça me fait rien ».
Grosse erreur.
À l’instant précis où je dis ça dans cette fausse assurance, une panthère est arrivée dans ma vision. Et j’ai basculé. D’un coup, je n’arrivais plus à marcher, je me suis retrouvé à quatre pattes en direction des toilettes (gatear, comme disent les facilitateurs colombiens).
Le facilitateur, en me voyant dans cet état, a tout de suite su que la cérémonie allait être difficile pour moi.
Elle l’a été.
D’une confrontation brutale.
Heureusement, j’avais déjà à ce moment-là un bagage et un vécu thérapeutique derrière moi, et surtout la conscience que ce qui compte vraiment après une cérémonie, ce n’est pas la cérémonie elle-même.
C’est l’intégration.
La substance révèle. Elle ne résout pas.
Voilà, je pense, le cœur du sujet.
On prend souvent l’ayahuasca (ou n’importe quelle plante maîtresse) en pensant qu’elle va résoudre nos blocages, nos blessures, nos nœuds intérieurs.
Mais ce n’est pas vraiment ce qu’elle fait.
Elle révèle.
Et après, c’est à nous de faire le travail. De marcher vers ce qui a été révélé. De le comprendre, de le digérer, de l’intégrer dans notre vie de tous les jours.
Et si on n’est pas suffisamment entouré au retour (ce qui, soyons honnêtes, est très souvent le cas dans ce genre d’expérience), l’intégration manque. On se retrouve seul avec ses propres fantômes. Et ces fantômes-là peuvent amplifier des schémas, créer des enfermements, voire des interprétations complètement factices que notre mental a construites pour se protéger. Ça peut même faire que « notre réalité » se reprogramme avec de nouveaux patterns, des schémas destructeurs, ou totalement fictifs, pouvant nous faire basculer dans un état de paranoïa, et risquer de s’enfermer là-dedans.
Je cite Jeremy Narby, l’anthropologue suisse auteur du Serpent Cosmique, qui dit souvent : on ne sait pas à quel point on est border line jusqu’au moment où on y est confronté.
Et c’est exactement ça. On ne sait pas comment cette substance, considérée comme médecine par les autorités supérieures indigènes, va réagir avec nous. Et on ne sait pas comment nous, on va réagir avec cette médecine.
Pour moi, ça a été deux expériences, et deux résultats complètement différents. Même individu, contextes et périodes différentes.
Ce que disent les neurosciences
Et c’est là que ça devient intéressant, parce que la science elle-même confirme ce grand écart.
D’un côté, plusieurs recherches en neurosciences suggèrent que ces plantes favorisent une forme de plasticité cérébrale, cette capacité du cerveau à modifier ses schémas et à apprendre de nouvelles façons de fonctionner. Et effectivement, sur le terrain, nombreux sont les témoignages de ceux qui ont vécu un vrai shift dans leur vie grâce à une cérémonie.
Une dépression qui se dénoue, une dépendance qui lâche, une clarté nouvelle sur leur chemin de vie.
Ces bénéfices-là sont bien réels, je ne vais pas vous dire le contraire.
Mais de l’autre côté, il y a aussi ceux qui ont vécu une confrontation trop brutale, mal préparée, mal accompagnée, et qui en sont ressortis impactés négativement. Incapables d’intégrer ce qui avait été révélé, ces individus sont restés pris dans des schémas difficiles à dépasser.
Alors voilà, ça tiraille. D’un côté la promesse d’un shift radical, de l’autre le risque d’un choc qu’on ne sait pas digérer. Et c’est exactement pour ça qu’on ne peut jamais vraiment vous garantir de quel côté vous allez tomber.
Le vrai risque n’est pas toujours en vous
Alors si la question « suis-je prêt » n’a pas vraiment de réponse fiable à l’avance, il y a un autre facteur qu’on oublie souvent de questionner : le cadre.
Le fameux set and setting.
Qui facilite la cérémonie, et comment il le fait. Quelle est son intention réelle. Quel est son bagage, sa formation, son intégrité.
Parce que soyons clairs : lorsque l’on consomme ce breuvage dans un environnement qui n’est pas le nôtre avec des facilitateurs qui sont habitués à vivre dans la jungle, il y a un biais culturel. Et puis, comme j’ai pu l’observer personnellement, il y a ceux qui sont motivés par de de mauvaises intentions (le pouvoir, l’appât du gain, la vengeance au nom de ce qui a été subi, etc.).
Et une mauvaise intention, dans ce genre de cérémonie où le participant se met en totale vulnérabilité, peut créer beaucoup plus de dommages que la libération qu’on venait chercher.
Pourquoi le système florale Tatwa a été créé
C’est en grande partie pour ça que nous avons créé les essences florales Tatwa : pour vous permettre d’explorer votre conscience sans dépendre d’un intercesseur dont vous ne connaissez jamais totalement les intentions, notre travail était reconnu et soutenu par certaines communautés indigènes d’Amérique latine, ce qui est un honneur pour nous.
Quand vous choisissez cette voie plus respectueuse, vous n’avez pas besoin de prendre rendez-vous avec un thérapeute pour commencer ce chemin. Une prise quotidienne suffit. Le soir, vos rêves deviennent plus amplifiés, plus clairs, et vous permettent d’explorer votre subconscient en douceur, à votre rythme, dans votre lit, chez vous. Pas de panthère surprise. Pas de « gatear » vers les toilettes.
C’est une exploration en toute douceur, à travers les rêves ou de manière éveillée, suivant votre propre sensibilité.
Il existe bien sûr une multitude de portes d’entrée qui incluent douceurs et respect de soi, vers ce même travail intérieur : l’hypnose, le breathwork (la respiration holotropique, comme celle que j’ai vécue avec Jacques dans les bois de Marie-Madeleine).
A chacun son chemin.
De notre côté, chez Tatwa, on travaille beaucoup avec ce trio :
Tabaco, le tabac sacré, qui protège, ancre et clarifie l’esprit avant même de commencer à explorer quoi que ce soit
Chagropanga, qui vous accompagne dans l’exploration de vos parts d’ombre, celles qu’on préfère souvent ne pas regarder, et qui vous guide vers vos parts lumineuses, pour intégrer les deux
Caapi, qui donne la direction, le sens, l’objectif, et la clarté
Alors, prêt ou pas ?
Honnêtement ? Je ne peux pas vous le dire à l’avance. Personne ne le peut vraiment, pas même le taita le plus expérimenté.
Ce que je peux vous dire, c’est que la préparation compte plus que ce que l’on veut croire. Que l’humilité compte plus que la confiance affichée. Et qu’il existe des chemins plus doux, tout aussi puissants sur la durée, pour aller à la rencontre de vos zones d’ombre sans devoir vous confronter frontalement à une panthère.
C’est exactement pour répondre à ce tiraillement, entre l’envie d’un changement radical et le besoin d’une vraie sécurité, que nous avons construit le programme RESET 360.
Parce que ce shift dont je vous parlais plus haut, celui que certains vivent en une seule cérémonie, il est possible de le vivre autrement : progressivement, encadré, avec les 9 essences florales de plantes maîtresses, des masterclass et un accompagnement continu. Tout ça sur 6 mois. Vous obtenez la profondeur de la transformation, sans le pari brutal d’une confrontation qu’on ne maîtrise pas et qu’on risque de ne pas savoir intégrer.
Si vous sentez que c’est le moment pour vous de changer de fréquence, de vous reconnecter à votre magnétisme naturel et de vous libérer de ce qui vous freine, en toute sécurité, RESET360 est probablement un des chemins le plus complet que nous proposons chez Tatwa.
Et si cette question de la préparation, du « suis-je prêt », résonne particulièrement fort en vous en ce moment, laissez un commentaire ci-dessous et je vous répondrai en privé, avec plaisir.
Je vous laisse, prenez soin de vous les Tatwas,
Laurent ☀️
