
Salut les Tatwas,
Aujourd’hui, je vais vous raconter l’une des expériences les plus surréalistes de ma vie. Une histoire que peu de gens connaissent, et qui s’est déroulée en 2016, dans les profondeurs d’un territoire autogéré colombien que je ne peux pas nommer pour des raisons évidentes ...
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, un peu d’historique s’impose.
SIBEMEC : Quand le cannabis devient médicinal
Nous sommes en 2016. La Colombie vit un moment historique extraordinaire : d’un côté, le gouvernement colombien et les FARC signent un accord de paix le 26 septembre après 52 ans de conflit armé Wikipedia, sensé mettre fin à l’une des guerres civiles les plus longues au monde.
De l’autre côté, le cannabis médicinal est légalisé en Colombie sous la Loi 1787, permettant sa culture, production et distribution régulées à des fins médicales et scientifiques.
Moi, je viens de terminer mon postgrade à l’Universidad Pontificia Javeriana de Cali en “Cannabis Medicinal, Farmacología, vías de administración e interacciones sistémicas”. Un super postgrade, où je vais faire la connaissance de médecin de la région qui opèrent dans différents domaines (oncologie, gynécologie, traumatologie, neurologie).
A la fin de ce postgrade, avec certains des professionnels de la santé rencontrés et passionnés par cette médecine, nous créons SIBEMEC (Sociedad Iberoamericana de Medicina Cannabica) – une association dont l’objectif est clair : éduquer les professionnels de la santé ainsi que les institutions (fondations, cliniques) à l’usage thérapeutique du cannabis.
À cette époque, comme vous le savez déjà, Tatwa existe déjà, et certains médecins travaillent avec nos essences florales et nos produits thérapeutiques. A cette période, le Cannabis médicinal vit un boom sur territoire colombien, je suis en pleine expansion de mes connaissances, et je rencontre des pointures internationales du cannabis médicinal comme la Dr Mara Gordon et le Dr Ethan Russo.
Mara Gordon, co-fondatrice d’Aunt Zelda’s, est une pionnière dans les protocoles de dosage thérapeutique pour des milliers de patients gravement malades à travers le monde avec Aunt Zeldas. Ethan Russo, neurologue certifié et chercheur en psychopharmacologie, est l’ancien président de l’International Cannabinoid Research Society Ethanrusso.
Ces échanges avec ces grands noms me confortent dans ma conviction : le cannabis médicinal a un avenir … bien que celui-ci existe depuis des milliers d’années, puisqu’on retrouve le cannabis en 2700 avant Jésus Christ dans ce qui est considéré comme la toute première pharmacopée de Chine sous son empereur du moment.
Le cannabis sera ensuite diabolisé au début des années 1900, notamment car il faisait de l’ombre à certains groupes pharmaceutiques et à l’industrie du nylon.
En revenant au récit qui nous intéresse, je vous avoue que je ne me doute pas encore de ce qui m’attend quelques semaines plus tard...
🏔️ L’arrivée en territoire autogéré : Bienvenue dans un autre monde
Quelques semaines après la création de SIBEMEC, le président de l’association me contacte avec une proposition qui m’intéresse : rencontrer une communauté dans un village dans le Cauca.
L’objectif ? Apparemment ils cultivent du cannabis, et nous allons les rencontrer, forts de notre savoir, pour leur parler des opportunités médicinales de cette plante.
Je dis oui. Évidemment.
Ce que je ne sais pas encore, c’est que ce village est un territoire autogéré. Traduction : ils ont leurs propres règles, leurs propres lois, et leur propre... force de sécurité. Mais ça, je le comprends que plus tard.
Le jour J, nous prenons la route. Un local nous reçoit en moto à l’entrée du village. L’échange est cordial, convivial même. Mais avec du recul, je réalise maintenant tous les protocoles de sécurité qu’il y avait.
Il nous demande de le suivre dans les flancs de la montagne. On grimpe, on serpente, on s’enfonce dans la forêt.
Et puis, nous arrivons.
Une maison simple, spartiate, au milieu de la nature, retirée du village. Pauvre, mais authentique. Nous sommes reçus par celui qui s’avérera être le second du chef.
Puis, les autres membres arrivent. Un par un.
Et finalement... le chef.
La révélation des foulards rouges
On commence à discuter. On présente notre projet, nos connaissances, notre vision du cannabis médicinal. On parle de cannabinoïdes, de terpènes, des applications thérapeutiques validées scientifiquement.
On essaye de les convaincre de transformer leur business florissant de cannabis récréatif... en production de cannabis médicinal…
Ils écoutent. Attentifs. Curieux, même.
Et c’est là que je commence à remarquer quelque chose d’étrange : certains d’entre eux portent des foulards rouges sur leur flanc. D’autres ont des couteaux, des machettes de tailles variées accrochés au flanc droit.
Je me penche vers le président de l’association et lui chuchote :
“C’est quoi ces foulards et ces armes ?”
Il me regarde avec ce petit sourire complice et me répond calmement :
“Ce sont des guerilleros. Celui avec le foulard là, c’est le chef des guerilleros.”
Je reste figé quelques secondes. Mon cerveau fait un reset complet.
Des guerilleros.
Je suis en pleine réunion avec des membres armés de groupes révolutionnaires - probablement affiliés aux FARC ou à l’ELN, les deux principales guérillas colombiennes à l’époque.
Entre 1985 et 2018, le conflit colombien a fait au moins 450 664 morts, 121 768 disparus et 7,7 millions de déplacés. Et moi, là, tranquillement assis avec eux, je leur parle de... protocoles médicaux.
Le président me rassure :
“Tranquille Laurent, tout va bien se passer. On est là pour parler cannabis médicinal, pour les aider, pas de politique.”
Ok. Respirons. Continuons.
La négociation la plus improbable de ma vie
Je reprends ma présentation. Je leur explique mon parcours, mes diplômes, mes connaissances. Je partage ma vision : transformer leur production de cannabis en une opportunité légale et thérapeutique.
Mes arguments ?
Sélection génétique pour des pathologies spécifiques (épilepsie, douleurs chroniques, cancer)
Protocoles de dosage précis
Légalité et protection juridique grâce à la nouvelle loi
Débouchés internationaux avec l’essor du marché médical mondial
Ils m’écoutent. Ils posent des questions. Ils rigolent beaucoup entre eux - je ne comprends pas toujours ce qui se passe. Peut-être que je suis divertissant …
À un moment, ils s’éloignent pour discuter entre eux. Je ne sais pas de quoi ils parlent. Le suspense est total.
Ils reviennent. Courtois. Respectueux.
Ils nous remercient pour la visite, et nous invitent à prendre le chemin du retour.
On sera accompagnés par Mauricio.
Mauricio nous laissera sur un petit comptoir sur le bord de la route où nous mangerons une tillapia (poisson d’élevage de la région).
Et puis on prend le chemin du retour, sur lequel on croise un camion double remorque plein à craquer de cannabis en train de sortir du village.
Le message est clair : leur marché est florissant, pourquoi sommes-nous venus ici prendre tous ces risques pour quelque chose qui ne va pas les intéresser?
Le retour : Quand je réalise l’ampleur de la situation
Sur la route. Je suis dans la voiture, silencieux.
Et c’est là, sur le chemin du retour, que tout me tombe dessus.
Je me mets à rire. Avec le président.
Je viens de passer plusieurs heures à négocier avec des guerilleros armés pour transformer leur business de cannabis récréatif en production médicale.
Moi. Laurent. Le thérapeute suisse diplômé en médecine quantique et kinésiologie.
C’est tellement surréaliste que ça en devient comique.
Le président me regarde et sourit :
“Alors Laurent, ça va ?”
“Oui... mais tu aurais pu me prévenir qu’on allait rencontrer des guerilleros armés quand même !”
Il éclate de rire :
“Si je te l’avais dit, tu serais venu ?”
Bonne question…
L’enseignement derrière cette aventure
Cette expérience m’a appris plusieurs choses :
1️⃣Le cannabis médicinal ne se développe pas partout de la même manière
En Europe et en Amérique du Nord, on parle de laboratoires, de régulations strictes, de protocoles scientifiques. En Colombie, en 2016, on parle de territoires autogérés, de guérillas, de transformation d’économies illicites en opportunités légales.
Le cannabis médicinal, ce n’est pas qu’une question de science. C’est aussi une question de contexte socio-politique.
2️⃣La médecine traverse toutes les frontières
Qu’on soit thérapeute suisse ou guérillero colombien, on parle tous la même langue quand il s’agit de soulager la souffrance. Même si nos réalités sont radicalement différentes.
3️⃣Parfois, il faut accepter que le changement prenne du temps
Je n’ai pas réussi à les convaincre ce jour-là. Mais qui sait ? Peut-être que dans quelques années, avec l’évolution du marché et des législations, certains d’entre eux franchiront le pas.
Le changement ne se fait jamais du jour au lendemain, c’est un processus qui demande du temps, de la conscience et de la régularité.
Lien avec mes essences florales ?
Vous vous demandez sûrement : “Laurent, quel est le lien entre cette histoire et tes essences florales ?”
Eh bien, aucun lien direct. Sauf que tout reste de la médecine.
Que ce soit avec des essences florales ancestrales comme Chichaja, Caapi ou Chagropanga, ou avec du cannabis médicinal, l’objectif est le même : reconnecter l’être humain à son pouvoir de guérison intérieur.
Cette rencontre avec les guerilleros m’a conforté dans une conviction : la médecine doit être accessible à tous, partout, quelles que soient les circonstances.
Et maintenant ? Les questions que personne ne pose
Aujourd’hui, quand je repense à cette journée, ce n’est pas le cannabis qui m’interpelle le plus.
C’est autre chose.
Quelque chose de plus profond.
Pourquoi ces hommes, pourtant armés et puissants dans leur territoire, ont-ils accepté de nous recevoir ?
Pourquoi ont-ils pris le temps d’écouter deux types venus leur parler de médecine, alors qu’ils auraient pu nous ignorer ou nous chasser ?
La réponse, je l’ai comprise des années plus tard : parce qu’au fond, tout le monde cherche le sens.
Même ceux qu’on appelle “guerilleros”, même ceux qui vivent en marge du système, même ceux qui ont pris les armes pour survivre ou défendre leurs convictions... ils cherchent eux aussi une voie de sortie, une transformation, un avenir différent.
Et vous, où en êtes-vous dans votre propre quête de sens ?
Combien de fois avez-vous choisi la sécurité plutôt que l’aventure ?
Combien de fois avez-vous dit “non” à une opportunité parce qu’elle vous faisait peur ?
Combien de fois avez-vous laissé votre mental vous convaincre que c’était “trop risqué”, “trop fou”, “pas raisonnable” ?
Cette rencontre m’a rappelé quelque chose d’essentiel : la vie se vit hors de la zone du connu.
Si je n’avais pas dit “oui” à cette proposition insensée, je n’aurais jamais vécu cette expérience extraordinaire. Je n’aurais jamais compris que la médecine n’a pas de frontières, que la transformation peut naître dans les endroits les plus improbables, et que parfois, il faut accepter de ne pas tout contrôler.
Et si vous vous autorisiez à suivre votre cœur, même quand ça paraît complètement fou ?
Et si, comme moi ce jour-là, vous vous lanciez dans une aventure dont vous ne connaissez pas l’issue ?
Et si vous arrêtiez d’attendre que tout soit parfait, sécurisé, validé par les autres ?
Parce que voilà la vérité : la transformation ne se passe jamais dans le confort.
Elle se passe là où vous avez peur. Là où vous ne comprenez pas tout. Là où vous devez faire confiance à quelque chose de plus grand que vous.
Exactement comme ce jour où je me suis retrouvé face à des guerilleros, sans savoir si j’allais réussir à les convaincre, ou même si j’allais ressortir de cette montagne en un seul morceau.
Alors je vous pose la question : quelle est VOTRE montagne ?
Quel est ce projet, ce rêve, cette mission que vous remettez à plus tard parce que “ce n’est pas le bon moment” ?
Quelle est cette décision que votre cœur vous crie de prendre, mais que votre mental vous empêche d’accomplir ?
Je ne dis pas que vous devez aller rencontrer des guerilleros dans les montagnes colombiennes (quoique... 😅).
Mais je vous invite à vous reconnecter à cette partie de vous qui SAIT.
Cette partie qui vous murmure depuis des mois, des années peut-être, qu’il est temps de changer quelque chose dans votre vie.
Cette partie qui vous pousse vers votre mission, même si le chemin semble flou, incertain, voire dangereux.
Parce que c’est exactement là que se trouve votre transformation.
Pas dans les livres. Pas dans les formations. Pas dans les plans parfaits.
Mais dans l’ACTION.
Dans le OUI que vous allez dire à cette voix intérieure.
Dans ce pas que vous allez oser franchir, même si vous ne voyez pas encore où il vous mène.
Voilà ce que cette rencontre avec les guerilleros m’a vraiment appris.
Pas une leçon sur le cannabis médicinal.
Mais une leçon sur le COURAGE.
Sur la CONFIANCE.
Sur l’importance de dire OUI à la vie, même quand elle nous emmène dans des territoires inconnus.
Alors, cette décision courageuse que vous repoussez depuis trop longtemps ? Vous voulez me dire ce que c’est ?
Racontez-moi ça en commentaire. Partagez votre “montagne”. Peut-être que votre histoire inspirera quelqu’un d’autre à oser franchir le pas.
Prenez soin de vous les Tatwas,
Laurent ☀️
P.S. : Si vous sentez que vous avez besoin d’un coup de pouce pour reconnecter avec votre courage intérieur, Chichaja est là pour vous accompagner. Cette essence florale vous aide à reprendre votre pouvoir personnel et à faire confiance à votre intuition. Parfois, tout ce dont on a besoin, c’est d’un petit allié végétal pour nous rappeler qui on est vraiment.

Et Caapi pour vous mettre à l’action afin de gravir votre montagne, ☀️

P.P.S. : La semaine prochaine, je vous raconterai une autre histoire, sûrement plus soft … je l’espère
