Salut les Tatwas,
C’est le jour de la newsletter où j’ai l’opportunité de vous partager un peu sur moi.
Vous avez été nombreux à réagir au dernier post et à m’envoyer des messages, je vous en remercie, ça fait chaud au cœur.
Aujourd’hui, on repart là où on était resté la semaine passée, vous allez voir qu’en fait je n’avais rien compris à ce qui m’arrivait et que finalement, c’est un mur qui a dû me faire comprendre pour que je me réveille à ma réalité. Je peux vous dire, ça a fait mal.
On est donc dans les années 2000 et quelques, comme je vous l’ai raconté la semaine passée, j’avais plein de symptômes physiques que je n’étais pas capable de voir ou de comprendre.
Je gérais à cette époque un gros projet, en plus de mon travail normal, et ça allait trop vite pour moi. Mais je n’étais pas capable de dire non, car à cette période dire non aurait été un aveu de faiblesse pour moi, selon ma construction interne, et je ne pouvais pas montrer que j’étais faible.
De la résistance à la chute

J’ai résisté tout ce que j’ai pu, c’était dur et interminable. Je me sentais pris dans un tourbillon d’incompréhension, je continuais donc perdu, la tête baissée. Mais le problème, c’est que je ne dormais plus, je faisais en tout cas 3 nuits blanches par semaine: mon corps et mon esprit étaient épuisés. Chaque jour apportait son accumulation de brouillard, je voulais crier au secours, mais je ne savais pas le faire. Et puis je suis allé voir une psychologue, puis un autre.
Finalement, je me retrouve chez un psychiatre, qui a tout compris de ma vie en 15 minutes. Alors je n’ai rien contre les psychiatres, j’ai des amis psychiatres très bons, et j’en connais aussi qui sont très compétents. Et d’ailleurs, aujourd’hui je suis plein de gratitude envers ce médecin qui, grâce à ses recommandations, m’a aidé à prendre la décision qui m’a amené où je suis aujourd’hui.
D’ailleurs, toutes les décisions qu’on prend nous amènent forcément où nous nous trouvons, n’est-ce pas?
C’est quoi la décision que j’ai prise ?

Donc je sors de chez le psychiatre avec des drogues psychiatriques pour m’aider à dormir. Le soir, je sors le cachet de la boîte, je le regarde un peu sous toutes ses coutures, et je l’avale. Je vais au lit, et je me regarde m’endormir.
Waou, ça m’a fait peur.
Et le matin, je me réveille, je me rappelle très bien, je vais à la salle de bain, je m’appuie sur le lavabo et me regarde dans la glace, dans les yeux : je me promets ce jour-là de ne plus toucher à ces médocs et de faire tout en mon pouvoir pour me retrouver et comprendre pourquoi je vivais ça. (Et maintenant avec du recul sur tout ça, je peux vous dire: je ne pensais pas franchement que ça allait prendre autant de temps).
Bon, une petite confession, d’ailleurs vous serez les premiers à le savoir. Étant quelqu’un de très curieux, j’ai voulu essayer une autre fois, soit le soir suivant, un petit cachet afin de bien observer tous les mécanismes. Ça c’est mon côté Recherche et Développement, j’aime bien. Je l’ai fait, et je n’ai pas rompu ma promesse à moi, puisque le propos était différent, et juste une fois.
Bref tout ça pour vous dire que j’ai fait l’expérience 2 fois, et ensuite, j’ai tout jeté et j’ai commencé à chercher mon chemin.
La course contre la montre

C’était vraiment ce que je ressentais, cette course contre la montre. Comme si chaque jour que je vivais était un jour de gaspillé.
Alors je vous promets, j’ai tout essayé, des trucs bizarres, des gens bizarres, des professionnels qui m’ont ouvert les yeux, qui m’ont aidé.
Le point en commun avec tous ces professionnels que j’ai rencontrés, c’est qu’ils m’avaient redonné espoir dans la vie. Ils n’avaient pas réussi à résoudre mon problème, mais avaient réussi à faire que je me lève avec de l’espoir.
Et puis, ils avaient réussi à me faire prendre conscience du vide que j’avais à l’intérieur de moi, de la peur de ce vide, et de la nécessité d’aller à sa rencontre.
Alors vous vous imaginez bien qu’à cette période de ma vie très rationnelle, je n’avais aucune idée de comment j’allais réussir ça, d’ailleurs je pensais même que j’en serai pas capable.
Je suis sûr que vous avez envie de savoir comment j’ai réussi tout ça…
Il y a eu des cris, des pleurs, des peurs, des fois où j’avais envie de tout lâcher, vous n’imaginez même pas… Une solitude et une impuissance face à la vie.
Mais bon, si là je vous en parle, ça risquerait de prendre trop de votre temps. Alors j’en laisse un peu de côté pour la semaine prochaine.
Je vous partagerai comment j’ai réussi ce défi qui me paraissait insurmontable…
Alors je vous dis à bientôt les Tatwa’s, passez une belle journée et…
Prenez soin de vous!
Laurent ☀️
