Salut les Tatwas,
Il y a des leçons qu’on met des années à digérer. Des vérités si dérangeantes qu’on préfère les ignorer, les contourner, les repousser à plus tard.
Celle que je vais vous partager aujourd’hui, ça m’a pris plusieurs années à vraiment l’accepter. Et pourtant, elle était là, sous mes yeux, dès mes premiers jours de thérapeute en Colombie.
Cali, septembre 2014
Ça fait un mois que je suis arrivé dans cette ville bouillonnante. Mon cabinet est installé, mes diplômes accrochés au mur, ma kinésiologie et ma médecine quantique prêtes à sauver le monde.
J’étais tellement confiant. Tellement sûr de pouvoir aider tout le monde.
Ma première patiente s’appelle Claudia. 45 ans, fatigue chronique, une bonne dépression, relation toxique avec un mari alcoolique. Elle s’assied dans mon cabinet et me regarde avec ces yeux pleins d’espoir, je m’en souviens comme si c’était hier.
“Doctor Lolo,” me dit-elle en espagnol teinté de cette douceur colombienne, “ayudeme, por favor. Haga algo, cualquier cosa.” (Adiez-moi, s’il vous plaît. Faites quelque chose, n’importe quoi.)
Sur le moment, ça m’a touché. Même flatté, si je suis honnête. Quelqu’un croyait en moi, en mes capacités de guérisseur.
La série des “sauvez-moi”
Les semaines qui ont suivi, c’est devenu un refrain. Patient après patient, la même supplique :
“Docteur, sauvez-moi.” “Docteur, vous êtes mon dernier espoir.” “Docteur, dites-moi quoi faire pour aller mieux.”
Et moi, dans mon costume de thérapeute tout neuf, je relevais mes manches. “Allez-y, déchargez-vous sur moi. Je vais réparer tout ça.”
Séance après séance, je donnais tout. Mes techniques, mon énergie, ma compassion. Je repartais vidé mais satisfait : “Mission accomplie, un autre être humain sauvé.”
Sauf que...
L’effondrement de mes certitudes
Claudia est revenue trois mois plus tard. Dans le même état. Pire, même.
“Mais docteur, pourquoi ça ne marche pas ? Vous m’aviez dit que j’allais aller mieux !”
Et là, quelque chose s’est fissuré en moi. Une petite voix inconfortable a chuchoté : “Et si le problème, ce n’était pas ta technique, Laurent ? Et si le problème, c’était cette attente qu’elle a que TU la sauves ?”
Ma propre hypocrisie révélée
Le pire, c’est que je faisais exactement pareil qu’elle.
Pendant mes années de burnout, j’avais fait le tour des thérapeutes en me disant : “Celui-là va me sauver. Cette technique va me réparer. Ce séminaire va résoudre tous mes problèmes.”
J’avais délégué ma guérison à des externes. Et maintenant, mes patients me déléguaient la leur.
Nous étions tous dans la même illusion : croire que la solution viendrait de quelqu’un d’autre.
La vérité qui fait mal
C’est Victor, ce taita des Andes dont je vous ai parlé, qui m’a ouvert les yeux quelques mois plus tard.
“Hijo,” m’avait-il dit avec cette sagesse tranquille qui le caractérise, “tu ne peux pas porter le fardeau de la guérison des autres. Tu peux montrer le chemin, accompagner, soutenir. Mais c’est eux qui doivent marcher à la rencontre de Dieu. Car nous soignons uniquement, c’est Dieu qui guérit.”
“Et toi aussi, tu dois arrêter de chercher ton salut chez les autres. Même chez nous, les curanderos. La vraie médecine, elle est déjà en toi.”
Boom. Cette phrase m’a retourné l’estomac et le cerveau en même temps.

Chichaja : ma première leçon d’auto-responsabilité
C’est à ce moment-là, fin 2014, que nous avons créé notre première essence florale : Chichaja.
Pas pour mes patients au début. Pour moi. Pour nous. Pour entrer en contact avec cette médecine ancestrale.
J’étais convaincu que si je voulais vraiment aider les autres, je devais d’abord appliquer cette leçon sur moi-même : arrêter de déléguer mon bien-être et prendre la responsabilité de ma propre guérison.
Cela ne veut en aucun cas dire que je devais être parfait, loin de là, car cette perfection n’existe pas. Cela voulait tout simplement dire que je devais intégrer ce paradigme en moi si je voulais entrer en cohérence (corps, émotion, esprit).
Ma première prise de Chichaja, je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais dans les vestiaires de la clinique, face au miroir. J’ai appliqué les 2 premiers sprays sous ma langue et je me suis regardé droit dans les yeux.
“Laurent, personne ne viendra te sauver. Ni Victor, ni les plantes, ni aucun maître. Tu es ton propre thérapeute. À toi de jouer.”
Ce que Chichaja m’a révélé
Cette essence, créée à partir de la fleur de Gaultheria Insipida, et qui pousse à l’orée des cordillères des Andes, dans le Putumayo, elle fait quelque chose de très spécial : elle nous reconnecte à cette partie de nous qui sait exactement ce dont nous avons besoin.
Pas ce que les autres pensent qu’on devrait faire. Pas ce que la société nous dicte. Ce que NOUS, au plus profond, savons être juste pour nous.
Les premiers jours avec Chichaja ont été... intenses.
Très intenses.
Toutes les fois où j’avais abandonné mon pouvoir personnel sont remontées. Toutes les fois où j’avais dit “je ne sais pas, dis-moi quoi faire” au lieu d’écouter ma propre sagesse intérieure.
Mais progressivement, quelque chose de magique s’est passé. J’ai commencé à faire confiance à mon ressenti. À mes intuitions. À cette voix intérieure que j’avais appris à faire taire depuis l’enfance.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite.
L’habitude est venue avant la prise de conscience.
Le changement dans ma pratique
Aujourd’hui, 10 ans plus tard, quand quelqu’un entre dans mon cabinet et me dit “Docteur, sauvez-moi”, je réponds différemment.
“Je ne suis pas là pour vous sauver. Je suis là pour vous accompagner afin que vous trouviez votre propre chemin de guérison.”
Au début, ça déstabilise. Certains partent, déçus. Ils voulaient un magicien, pas un guide.
Mais ceux qui restent... ceux-là vivent des transformations extraordinaires. Parce qu’ils deviennent acteurs de leur propre guérison au lieu d’en être les spectateurs passifs.
Claudia, 10 ans plus tard
Vous vous demandez ce qui est arrivé à Claudia ? Elle est revenue me voir périodiquement. Plus posée, plus calme. Pour travailler sur d’autres thématiques. Pour demander conseil et se faire guider. Elle avait repris la responsabilité de sa guérison, et c’était un vrai bonheur de la voir grandir.
Et puis cette phrase quand je l’ai revue pour la dernière fois :
“Docteur Laurent, tu te rappelles quand je te demandais de me sauver ? Aujourd’hui, je te remercie de ne pas l’avoir fait. Parce que j’ai appris à me sauver moi-même.”
Elle avait quitté son mari alcoolique. Lancé sa petite entreprise de logistique. Retrouvé sa joie de vivre. Pas grâce à moi. Grâce à elle.
Chichaja aujourd’hui : votre allié vers l’autonomie
Chichaja est devenue notre essence phare pour une raison simple : elle aide les gens à reprendre leur pouvoir personnel. A se reconnecter à cette force intérieure, à sa propre intuition, à cette conscience de soi, de ses capacités. A cette confiance que tout va bien se passer.
Elle ne vous dit pas quoi faire. Elle ne vous sauve pas. Elle fait quelque chose de beaucoup plus précieux : elle vous reconnecte à cette partie de vous qui SAIT déjà quoi faire.
Ses propriétés principales :
· Renforce la confiance en son intuition
· Libère des schémas de dépendance émotionnelle
· Révèle l’amour authentique pour soi-même
· Stimule la créativité
· Active l’énergie Yin et cette force illimitée
· Fait la purge des anciens schémas qui nous freinent dans notre épanouissement
La vérité qui dérange
Alors voici la vérité que personne ne veut entendre : personne ne viendra vous sauver.
Ni moi, ni vos thérapeutes, ni vos proches, ni les plantes maîtresses. Nous pouvons tous vous accompagner, vous soutenir, vous donner des outils. Mais la guérison, elle ne peut venir que de vous.
C’est dérangeant parce que ça nous responsabilise. Ça nous oblige à sortir de notre zone de confort, à arrêter de jouer les victimes, à devenir les héros de notre propre histoire.
Mais c’est aussi la plus belle des nouvelles : vous avez déjà tout en vous pour aller mieux. Tout. Il suffit juste de vous reconnecter à cette sagesse intérieure.
Votre premier pas vers l’autonomie
Si ce message résonne en vous, si vous êtes fatigué d’attendre que quelqu’un d’autre répare votre vie, Chichaja peut être votre premier pas vers l’autonomie émotionnelle.
Pas comme une solution magique. Comme un allié qui vous aide à retrouver votre propre magie.

Ce qui vous attend
La semaine prochaine, je vous raconterai comment cette prise de conscience m’a mené vers Alexander, mon premier contact avec les peuples premiers. Et comment cette rencontre a complètement changé ma compréhension de ce qu’est vraiment un guérisseur.
Spoiler : ce n’est pas celui qui guérit les autres. C’est celui qui rappelle aux autres qu’ils peuvent se guérir eux-mêmes.
En attendant, je vous invite à vous poser cette question : dans quels domaines de votre vie déléguez-vous encore votre pouvoir ? Où attendez-vous qu’on vous sauve au lieu de vous sauver vous-même ?
Les réponses risquent de vous surprendre. Et de vous libérer.
Prenez soin de vous les Tatwas,
Laurent Jwikunari☀️
P.S. : Victor avait raison. La vraie médecine était déjà en moi. Comme elle est déjà en vous. Il suffit juste de la réveiller.
