Salut les Tatwas,

Il y a des moments dans la vie où quelque chose vous appelle. Pas une voix. Pas un signe évident. Juste cette sensation que quelque chose d’important vous attend.

Août 2021. Mon anniversaire approche, il ne manque que quelques jours.

Et depuis quelques nuits, je fais ce rêve. Un seul rêve, mais tellement puissant qu’il reste gravé en moi au réveil.

L’appel de la Dhatura

Elle est là, dans mon rêve. La Dhatura.

Pas comme un rêve ordinaire. Elle est là, elle vient, enivrante. C’est comme une danse subtile, un appel au loin. Je ne peux pas vraiment l’expliquer avec des mots... c’est une sensation qui vient du plus profond de moi.

Et puis un matin, au réveil, une chose est claire : je dois la trouver.

Pas dans un livre. Pas sur internet. Je dois aller la chercher. Dans la forêt. En personne.

Et aussitôt cette décision prise, une autre certitude s’impose : je veux que mon fils vienne avec moi.

Mon fils avait 3 ans à l’époque. Certains me diraient “c’est jeune pour une expédition en Amazonie”.

Peut-être…

Mon fils venait déjà au laboratoire avec moi le week-end. Il m’aidait sur certaines préparations, à manipuler les bocaux, à observer les plantes. Il était heureux de pouvoir faire comme son papa, de rentrer dans mon monde.

En fait, il voulait tout faire comme papa.

Et justement ... pour moi c’était ça, le vrai cadeau que je voulais m’offrir pour mon anniversaire. Pas un objet. Pas un restaurant. Mais ce moment : être dans la forêt avec mon fils, partir en expédition et découvrir une plante ensemble.

Parce que je ne voulais pas qu’il comprenne la forêt à travers mes mots. Je voulais qu’il la vive. Qu’il la sente. Qu’il l’expérimente avec ses propres sens.

La connaissance, c’est étymologiquement “naître avec”. Con-naître. On ne peut vraiment connaître quelque chose qu’en naissant avec, en l’expérimentant directement, avec tous ses sens.

Dans notre monde occidental, nous nous sommes éloignés de ce précepte, puisqu’on apprend, c’est le savoir qui prime. Mais le savoir (voir ça dans le langage des oiseaux), c’est extérieur, et ça n’active que peu de sens par rapport à la connaissance. C’est superficiel, c’est éphémère. Ça repart comme c’était venu.

C’est peut-être ce qui fait qu’aujourd’hui on a de plus en plus de peine à être présent.

Car on est toujours à « l’extérieur ».

Dans nos téléphones.

Dans nos pensées.

Dans nos peurs du futur ou nos regrets du passé.

Ce jour-là, moi, j’avais l’intention d’être 100% présent. Avec mon fils. Avec la forêt. Avec cette plante qui m’appelait.

Le départ : la demande aux guides

Le matin de l’expédition, on prépare notre équipement. Pas grand-chose finalement:

  • Une machette

  • Un bâton pour que mon fils ait son outil à lui

  • Une balance pour peser ce qu’on cueillera

  • Un bocal pour ramener les fleurs cueillies

  • De l’eau de source

  • Un peu de nourriture (au cas où ça dure plus longtemps que prévu)

Mon fils est excité. Ses petites bottes aux pieds avec 2 crocodiles en relief, son regard brillant, les manches retroussées. Il me regarde avec cette confiance absolue que seuls les enfants possèdent.

Avant de partir, on fait quelque chose d’important. Un rituel que j’ai appris avec les communautés ancestrales.

On demande aux guides de nous accompagner. Aux animaux totems. Aux esprits de la forêt. On leur demande de nous ouvrir la route vers la Dhatura, de nous protéger, de nous montrer le chemin.

Et on s’annonce aux esprits bienveillants des lieux, pour qu’ils puissent nous accueillir et nous autoriser à entrer sur leur territoire.

Certains diraient que c’est de la superstition. Moi, j’ai appris avec le temps que c’est de la co-création. Quand on demande avec sincérité, quand on écoute, la forêt répond toujours.

Et puis on part. Tous les deux. Père et fils. En pleine aventure.

La journée est belle. Ensoleillée. La forêt est bien dense et humide. La vie est belle.

On avance tranquillement, je montre à mon fils les différentes plantes qu’on croise. Il touche, il sent, il observe. Ses yeux s’émerveillent de tout.

Il pose ses questions. Je n’ai pas toujours les réponses, alors des fois j’invente, ou je pars sur un conte que je crée de nulle part.

Et puis...

La rencontre avec le serpent

Mon fils s’arrête net.

“Papa ! Regarde !”

Un serpent. À quelques mètres de nous. Sur le chemin.

Et mon fils, avec cette innocence des 3 ans, se met à marcher vers lui rapidement.

Mon cœur s’accélère.

Là, en une fraction de seconde, je suis face à un dilemme intérieur que tous les parents ont probablement connu.

D’un côté, mon instinct me crie : “Protège-le ! Éloigne-le ! C’est dangereux !”

De l’autre, je sens qu’il y a quelque chose de fondamental dans cette expérience : si je lui transmets ma peur, je vais lui installer une croyance limitante pour le reste de sa vie.

Si je lui dis “Attention ! C’est dangereux ! Recule !”, je ne lui parle pas du serpent. Je lui parle de MA peur. Et cette peur, il va l’intégrer. Il va grandir avec.

Alors je fais quelque chose de différent.

Je m’approche doucement de lui. Je me mets à sa hauteur. Et je lui dis :

“Regarde, mon fils. Le serpent a peur de nous. Il ne nous connaît pas. Faisons attention à ne pas l’effrayer. Il a peut-être une famille à nourrir. Peut-être des enfants qui l’attendent. Peut-être une mission importante à accomplir.”

“Disons-lui bonjour. Remercions-le d’être là. Envoyons-lui de l’amour depuis notre cœur. Et continuons notre chemin.”

Mon fils me regarde. Il sourit. Il fait un petit signe de la main au serpent.

“Bonjour, serpent !”

Et on continue.

Je me rappelle avoir ressenti quelque chose à ce moment-là. Comme si j’avais fait le bon choix. Comme si j’avais transmis à mon fils non pas la peur, mais le respect. La connexion. La conscience que nous faisons tous partie du même écosystème.

Et puis quelque chose me revient en mémoire. Quelque chose que j’ai appris avec les communautés ancestrales.

La Tatwa Chakana : la croix de médecine andine

Tatwa Chakana

Vous connaissez la Tatwa Chakana ?

C’est la croix de médecine andine. Un symbole millénaire qui représente l’équilibre des forces de la nature et les quatre directions sacrées.

Chaque direction est associée à :

  • Un point cardinal

  • Une saison

  • Un moment de la journée

  • Un animal totem

  • Un élément

  • Une énergie spécifique

Dans la tradition andine, le serpent que nous venions de croiser, c’est le Sud. C’est le gardien du monde souterrain (Uku Pacha), la mémoire, les ancêtres, tout ce qui est doit être transmuté. De la renaissance et de la transformation.

Les Andins disent que le serpent représente la capacité de voir au-delà des apparences. De percevoir ce qui est caché. De transformer ce qui doit l’être.

Et ce jour-là, je comprends quelque chose : ce serpent n’était pas là par hasard. Il était là pour nous montrer quelque chose. Pour nous enseigner.

Pour me rappeler que je devais aller au-delà de mes peurs, prendre de la distance avec elles, lâcher prise et accepter d’avancer dans l’invisible avec confiance.

La découverte de la Dhatura

Dhatura Tatwa

On continue notre chemin.

Mon fils gambade devant moi, son petit bâton à la main. Il avance tel un explorateur. Il est totalement présent à l’instant.

Et puis...

Miracle.

Je la vois.

La Dhatura.

Là, devant nous. Magnifique. En fleurs.

Mon cœur explose de joie. Je sens cette chaleur qui monte dans ma poitrine, cette gratitude immense qui me submerge.

“Mimousse (comme je l’appelle) ! Regarde !”

Il s’approche, les yeux écarquillés.

“Elle est belle, papa...”

Oui. Elle est belle.

Un petit arbuste de moins d’1 mètre. Deux grandes fleurs à cape violette et intérieur blanc, en forme de trompette, pointant vers le sol, tel un transistor.

Je reste là, immobile, un instant. À observer. À ressentir. À remercier.

Car vous savez quoi ? À ce moment précis, j’ai cette sensation étrange que... c’était déjà arrivé.

Et que nous revivions ce moment du passé pour nous en rappeler.

Avec cette certitude que ce moment était inscrit. Qu’il devait se produire exactement comme ça. Avec mon fils. Avec ce serpent. Avec cette Dhatura en fleurs.

Comme si l’univers avait orchestré toute cette danse.

Alors on fait ce qu’on doit faire. On ne se précipite pas. On respecte le protocole (on avait bien sûr salué les esprits de la forêt, demandé la permission d’entrer, etc.).

On demande donc à la Dhatura si elle accepte qu’on la cueille. On écoute. On ressent.

La réponse est claire : oui.

Alors on procède. Avec respect. Avec soin. Avec gratitude.

On prend juste ce dont on a besoin. Jamais plus.

Mon fils m’aide. Il tient le bocal. Il observe chaque geste que je fais.

Et pendant qu’on fait ça, je lui explique. Pourquoi on fait comme ça. Pourquoi c’est important de demander. Pourquoi on ne prend jamais tout.

Parce que les plantes sont vivantes. Elles ont une conscience. Elles ont un esprit. Elles ont une mission. Et notre rôle à nous, humains, c’est de les honorer. Pas de les exploiter.

La Dhatura : une maîtresse de transformation

Vous vous demandez peut-être pourquoi cette plante m’avait appelé ?

La Dhatura est ce qu’on appelle une plante maîtresse. Dans les traditions ancestrales d’Amérique latine, c’est une des plantes les plus sacrées et les plus respectées.

Pourquoi ?

Parce qu’elle travaille sur quelque chose de profond : nos peurs les plus enfouies et le lâcher prise.

La Dhatura nous aide à :

- Mourir avant la mort

- Lâcher prise

- Libérer les peurs profondes

- Prendre de la distance avec nos attachements toxiques

- Affronter nos démons

- Se défaire de l’injustice, du jugement

- Se libérer de la culpabilité, de la manipulation

Cette plante elle est puissante. Très puissante.

C’est pour ça que nous avons eu à cœur avec Tatwa de créer une essence florale Dhatura a base de cette plante et surtout de ses fleurs. Pour que vous puissiez bénéficier de ses propriétés en toute douceur. En toute sécurité.

Essence Florale Dhatura Tatwa

L’essence florale capture la vibration énergétique de la plante, sans ses principes actifs. C’est en quelque sorte avoir accès à sa sagesse, à son enseignement.

Au-delà des nombreux retours positifs à son sujet, c’est la plante que je préfère le plus, aussi pour ce lien que j’ai pu créer avec mon fils.

Ce que cette expédition m’a enseigné

Sur le chemin du retour, après de nombreux kilomètres parcourus, mon fils était puisé par l’aventure. Moi j’étais heureux.

Je marchais. Le bocal sous un bras, mon fils sous l’autre.

Et je pensais à tout ce qui venait de se passer.

Ce serpent qui nous avait enseigné le respect plutôt que la peur.

Cette Dhatura qui nous attendait, en fleurs, exactement quand on en avait besoin.

Cette sensation que tout était parfait. Que tout était juste.

Vous savez ce que j’ai compris ce jour-là ?

Que la confiance, ce n’est pas croire que tout va bien se passer. C’est savoir que quoi qu’il se passe, c’est exactement ce qui doit se passer.

Que la nature a toujours quelque chose à nous enseigner, si on prend le temps de l’écouter.

Alors aujourd’hui, je vous invite à vous poser ces questions :

- Qu’est-ce qui vous appelle ? Quel rêve insiste pour se manifester dans votre vie ?

- Quelles peurs transmettez-vous (à vos enfants, à vous-même, à vos animaux de compagnie, à vos proches) qui mériteraient d’être transformées en respect, en conscience ?

- Qu’est-ce qui attend d’être découvert, si vous acceptez de suivre l’appel ?

- Et surtout : êtes-vous prêt à lâcher prise sur le contrôle, pour faire confiance à ce qui veut émerger ?

Si vous en sentez l’appel, si vous ressentez le besoin de libérer vos peurs profondes et d’accepter la transformation nécessaire à votre évolution, notre essence florale de Dhatura est là pour vous accompagner.

En douceur. En respect. En connexion avec la sagesse ancestrale.

La semaine prochaine, je vous partagerai un nouvel épisode et de nouvelles aventures.

D’ici là, j’ai envie de vous souhaiter une belle journée ou une belle soirée ...

Prenez soin de vous les Tatwas,

Laurent Jwikunari☀️

P.S. : Si vous voulez en savoir plus sur la Tatwa Chakana et les médecines ancestrales, répondez à cette newsletter et dites-moi ce qui vous intrigue. J’ai tellement d’histoires à partager... 🐍✨