Salut les amis,

Ravi de partager avec vous le premier épisode d'une nouvelle série qui vous emmènera dans les méandres de ma vie. Une aventure semée d'embûches, mais qui m'a amené à être qui je suis aujourd’hui. Prêts à plonger dans les profondeurs de mon histoire? Alors, attachez vos ceintures!

Étudiant heureux, salarié épanoui?

person wearing red graduation dress

Avant de commencer à écrire cette histoire, je prends conscience un instant que tout ce qui m’est arrivé, aussi difficile qu’il le soit, avait du sens et m’a permis d’arriver où je suis aujourd’hui.

Alors plongeons ensemble dans ce récit : années 2001-2006

(Je décide de faire l’impasse sur mon enfance pour épargner mes parents 😅. Je reviendrai peut-être sur cette période si vous souhaitez en savoir plus).

Après des études à l’Université de droit à Lausanne, je me gradue comme ingénieur de système et démarre ma carrière en tant que développeur. C’est le grand saut dans le monde professionnel. Je suis heureux, excité, bien que j’étais déjà parti de chez mes parents depuis un moment, mais là je deviens indépendant !

Tout va bien, je surf sur la vague du nouveau, je peux m’acheter ce que je souhaite, manger ce que je veux. C’est le pieds. Je sors beaucoup, j’ai plein d’amis, je fais plein de chose. Bref, je remplis ma vie, probablement pour le vide que je ne suis pas capable de voir ou de percevoir.

L'appel de l'argent et des responsabilités

fan of 100 U.S. dollar banknotes

Quelques années dans le consulting, puis je me dirige vers l’industrie du billet de banque, et c’est le début de la fin. Je gagne plus d’argent, les conditions sont sympas, les collègues aussi. Et pourtant je ne suis pas heureux. Mais je ne m’en rends pas compte encore.

Je travaille bien, du moins je pense, car au fur et à mesure que j’évolue dans cette boîte, on commence à me donner plus de responsabilités, plus de tâches, plus de travail. Jusqu’au jour où on me nomme chef de projet.

Dans cette entreprise, il y a beaucoup de mes collègues que j’apprécie, et notamment une amie qui s’appelait Gaby (elle n’est plus de ce monde), avec qui nous échangeons sur la spiritualité. On philosophe, on échange, on se soutient.

C’est probablement elle qui m’a initié à ouvrir les yeux sur le monde de manière différente.

Donc je gère des projets, j’ai des responsabilités, on me fait monter en grade, ça flatte mon ego. Je me sens fort. Jusqu’au jour où on me propose un gros projet, qui a précédemment capoté. La cheffe de projet, qui partage mon bureau, s’en va.

Et moi j’accepte de récupérer le projet, on prend moins de risque en récupérant un projet bancal que de prendre un projet qui fonctionne. Dans le cas du bancal, au pire il reste au même niveau, alors qu’un projet qui marche on risque de le faire capoter, et là c’est la fin. Pis comme je l’ai dit, je me sens vraiment fort et je veux montrer que je suis capable, sûrement avec ce désir profond de reconnaissance, ce désir que l’on voit ma valeur.

La descente aux enfers

grayscale photo of spiral staircase

Ma vie se dérègle, ma santé se dérègle, je commence à avoir des symptômes physiques qui essayent de me montrer que ça ne va pas. Je dis bien ”essaye”, car à cette période-là je ne suis pas en mesure de les comprendre.

Je dis toujours en rigolant que j’étais un homme, ingénieur, né en Suisse de parents italiens avec une éducation catholique stricte. Bref, plus cartésien que moi, je crois pas qu’il y avait à cette époque.

Donc je commence à avoir de gros symptômes physiques, je digère plus, j’ai des urticaires au visage quand je bois de l’alcool, je dors moins bien que le normal, je commence à sentir un peu le stress. Jusqu’à là je n’avais jamais eu de problèmes de sommeil, je dormais comme un bébé.

Je commence à consommer de l’alcool plus régulièrement pour essayer de dormir le soir, en fait cet alcool me servait à éteindre le feu de mon cris intérieur que je ne souhaitais pas entendre : ”tu es un homme, et tu dois être fort”, ”les hommes ça pleure ” pas étaient autant de constructions artificielles et toxiques que j’avais intégrées à l’intérieur de moi.

Puis le cannabis a pris la place de l’alcool, car l’alcool avait quand même des contre-indications sur mon humeur ou mon état le lendemain.

Au début ça a été, mais je me suis rapidement trouvé enfermé dans un cercle vicieux. Je me dépêchais de rentrer pour avoir ma dose, cela devenait très routinier, je commençais à m’isoler. Le cannabis avait la priorité et ma préférence sur tout autre type d’activité.

Et puis à mesure que j’en consommais, les effets commençaient à changer, moins drôle, moins d’efficacité sur mon sommeil, et puis le matin j’étais scotché.

Chaque jour je me perdais un peu plus dans un trou sans fond, sans forcément me rendre compte que je m’enfonçais, je voulais juste aller mieux moi et que ces problèmes de santé me fichent la paix.

Alors effectivement, j’ai commencé à consulter, des médecins, j’ai fait 10'000 tests, des prises de sang, des tests d’allergie etc etc. Je cherchais une solution chimique et physique pour mes douleurs physiques, qui, je ne savais pas, avaient une origine émotionnelle et mentale.

Franchement, avec du recul, j’étais mal barré en cherchant de la sorte, de croire qu’il existait une pilule miracle qui pouvait faire disparaître tous mes problèmes tout en continuant à vivre de la manière dont je vivais. Mais je n’étais pas encore prêt à comprendre.

A comprendre quoi ?

Je vous raconterai tout ça la semaine prochaine.

Alors à bientôt, pour la suite. Et Prenez soin de vous,

Laurent Jwikunari ☀️